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Katia, l’aînée, est une petite fille repliée sur elle même, qui ne vit que pour son piano qu’elle débute à l’âge de 3 ans. Elle a peu d’amis, travaille d’arrache-pied la musique et considère comme “débiles” ses copines qui ne pratiquent pas un instrument. Charmante enfant!
Heureusement Katia ne grandit pas en sagesse et au fil des années, elle s’impose comme le personnage le plus extraverti du duo qu’elle forme avec sa sœur.
Pétillante et malicieuse, elle tient dans le répertoire du piano à 2 ou 4 mains la partie haute et claire des aigus, convenant le mieux à sa vivacité et sa vélocité.
Le jardin secret de Katia, c’est le jazz: “Lorsque je suis sortie du Conservatoire de Paris, j’avais dix sept ans et j’étais ouverte à tout. Marielle et moi nous sommes engagées dans la musique contemporaine. Mais la nuit, j’allais voir en club Daniel Humair ou Jean-François Jenny-Clark, j’écoutais Coltrane...”
La grande sœur arrive à débaucher la petite. A partir de 1980, elles s’initient à l’univers du jazz en enregistrant en duo des œuvres de Gerswhin, suivies de ragtime.
En 1996, Katia fonce dans sa passion en signant de son seul nom l’album Little Girl Blue. Un disque où elle rencontre Chick Corea, Herbie Hancock et Michel Camilo.
Parallèlement Katia se sépare temporairement de Marielle pour faire partie du groupe jazz John Mc Laughlin: “J’ai ressenti le besoin d’explorer d’autres domaines musicaux, de découvrir cette musique actuelle qui évolue sans cesse... Je dois faire la musique qui reflète ce qui se passe en moi.”
Alors, y aurait-il du divorce dans l’air? Accusée Katia, levez-vous! “Si un jour nous n’avons plus envie de jouer ensemble, s’il n’y a plus d’amour, peut-être nous séparerons-nous. Mais pour l’instant, il en est moins que jamais question” Marielle Labèque. |