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C’est à 5 ans que Marielle apprend le piano, sans grande conviction au départ. Elle aime beaucoup danser, être entourée de copines, s’intéresse à tout et admire, entre autres, les prouesses pianistiques de sa sœur: “C’est seulement en l’entendant jouer en concert, quand elle avait sept ou huit ans, que j’ai eu envie de faire pareil .”
Au fil du temps, la petite rigolote devient tendre et secrète. C’est l’élément calme et introverti du duo. Elle tient d’ailleurs au clavier la partie grave des basses: “C’est un choix qui correspond à mon tempérament, j’aime le son du violoncelle. Et puis j’ai une main plus lourde que Katia, moins brillante, mais qui peut faire chanter le son .”
Marielle se distingue de sa sœur par son amour privilégié pour l’art lyrique. Elle adore l’opéra, Elisabeth Schwarzkopf, Kathleen Ferrier ou Maria Callas. Un de ses plus grands plaisirs fut d’accompagner Barbara Hendricks.
Son autre passion est la musique de chambre, qu’elle pratique régulièrement avec Augustin Dumay, Lynn Harrell ou Richard Stolzman. Et elle n’emmène pas sa sœur dans sa valise lorsqu’elle participe au Festival de musique de chambre de Gidon Kremer en Autriche.
Alors, abandon de famille? Accusée Marielle, levez vous! “Ce sont justement nos différences qui peuvent vivifier notre duo, le faire évoluer et éviter le dessèchement”.
Dernière distinction, et de taille! Katia et Marielle ne partagent pas les mêmes hommes... Mariée au chef d’orchestre Semyon Bychkov, Marielle connaît maintenant un beau duo d’amour dans les bras de son époux.
Avec nos remerciements aux services de documentation interne de Radio-France. |