omar sosa

 

Omar Sosa est né à Camagüey (Cuba) le 10 avril 1965. Dès l’âge de 5 ans, il commence à étudier à l’Ecole Provinciale de Musique de Camagüey, puis il développe ses talents dès l’âge de huit ans en passant du Conservatoire de Cuba à l’Ecole Nationale de Musique. De nombreux “sorciers du piano”, grands musiciens cubain et d’ailleurs se sont penchés sur son jeu on lui ont transmis leur art: Frank Emilio Flynn, Chucho Valdéz, Emiliano Salvador et les icônes du genre Thelonious Monk, Herbie Hancock.


Ses ambiances musicales englobent des éléments fortement ancrés dans le folklore cubain et américain, y compris la “santeria”; pratique spirituelle cubaine.


En 1993 Omar Sosa s’installe en Equateur, à Quito où il joue aussi bien avec l’Orchestre Symphonique d’Equateur qu’au sein d’un atelier de percussions cubaines avec la fanfare municipale de Quito. Ses diverses expériences musicales l’amènent à jouer avec une série de formations et l’acheminent en Espagne, à San Francisco où il developpera une précieuse collaboration avec le grand percussioniste John Santos.


Sur son dernier album, Omar a colllaboré avec une formation complexe de musiciens originaires de nombreux pays ayant un lien direct ou non avec le continent africain. (Cuba, Mozambique, France, Senegal, Mali, Brasil, USA, Guinée, Maroc). “Par mon travail je veux démontrer que nous sommes tous les fils de la même mère, bien que géographiquement séparés, notre essence est la même. J’essaye d’exprimer une partie mélodique de l’Afrique et je pense qu’à travers le jazz je suis à même d’embrasser de nombreux paysages sonores sans traverser de frontières”.
Omar Sosa profite du premier morceau, le “Prologo” pour rendre hommage à ses racines cubaine et à l’un des fils de Elegguà, le dernier “rumbero” et percussioniste Pancho Quinto.


“Ollú”, le deuxième titre, est une parole Yoruba qui signifie “les yeux”. “c’est une allégorie dédiée à Ochun, la divinité de l’Amour, emplie de rythme traditionnels africains sur une base contemporaine”.


La chanson intitulée “Nene La Kanou” traduit du mandingue d’Afrique de l’Ouest signifie “l’Amour d’une mère”. La chanson est interprétée par Fanta Cissoko en langue mandingue dont émanent sensualité et fraîcheur et elle est basé sur des percussions afro-cubaines et des instruments africains du Mozambique, ainsi que la kora du Sénégal et le Ngoni du Mali. “Le thème se rapporte à un hiver que j’ai passé au Sénégal et aux chansons de mon enfance, chantées par mes tantes à Cuba”. La troisième chanson “Lyade”, est un hymne dédié à la fille de Ochun, déesse de l’amour et de la tendresse.

“Babalada” est “une ode aux Orishas ainsi qu’à l’offrande d’Omar à Obatala mais aussi à son homologue, dans la pratique Yoruba du Brésil, Oxanla dal Candomble.


“Light in the Sky” est une chanson dédiée à la déesse de la Yemanyà, composée en honneur des mères du monde.
“D’Son” est une chanson basée sur la tradition danzòn et “Tres Negros” la chanson suivante a été composée pour montrer la force du sycrétisme (Ifa et catholicisme).


“Mon Yalala” est chantée en Wolof, la langue traditionnelle du Sénégal et signifie “Lui et Dieu”; une réfléxion sur la paix intérieure. Omar Sosa et ses musiciens font une grande démonstration d’instruments africains, ils y utilisent notamment: le kongoman, le Kalimba, le balafon, le ngon.


“Tumborum” mélange habilement le son des percussions, alors que “Why Anga?” possède un thème composé avec nostalgie en l’honneur d’une grande amitié qui lie Omar Sosa au musicien Miguel Angel Angà.
Les recherches entreprises par Omar Sosa sur les aspects multiculturels du continent africain ont porté leurs fruits et continuent à illustrer les liens rythmiques, harmoniques et mélodiques. De son immersion africaine, Omar Sosa revient avec ce nouvel opus, à ce jour son travail le plus complet.


Afreecanos (r)établit des passerelles entres musiques cubaines et africaines, unifiées autour d’un socle jazz. Une remontée à la source des racines musicales nées plus ou moins dans le même bassin, mais qui ont chacune emprunté des voies différentes, ici imbriquées comme autant d’affluents qui convergent vers un delta commun nommé Afreecanos.


La passion de Omar Sosa et son engagement sont impressionnants et plus encore lors de ses concerts. Jazzman virtuose, il part sans cesse à la recherche de l’essence spirituelle qu’est la musique improvisée.
Afreecanos a été produit par Steve Arguelles, avec lequel Omar Sosa avait déjà collaboré pour son album “Mulatos” qui lui valut une nommination aux Grammy en 2004.

Pour plus d’informations www.omarsosa.com

 
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